Notre histoire
En 1998, Bernard Faivre d’Arcier, alors directeur du Festival d’Avignon, invita huit troupes taïwanaises porteuses de tradition à se produire dans le cadre du Festival, une première absolue pour les arts vivants taïwanais. Le succès que ces troupes remportèrent suscita l’intérêt de professionnels du monde entier et leur a valu depuis lors une succession ininterrompue d’invitations.

Forts de cette nouvelle envergure internationale et de ces succès successifs, le ministère de la Culture de Taïwan (anciennement Conseil National des Affaires Culturelles) et le Centre culturel de Taïwan à Paris (CCTP), ont pris la décision, en 2007, d’exposer et de défendre cette création artistique en organisant, chaque année, la venue de plusieurs troupes de Taïwan au Festival OFF d’Avignon.

L’objectif de la participation annuelle des compagnies taïwanaises au OFF est d’ouvrir un canal de communication artistique entre Taïwan et l’étranger. Il s’agit d’une occasion pour les troupes taïwanaises de se produire dans un cadre international, d’élargir leur horizon par la découverte de troupes étrangères et de lancer des projets de collaboration avec des artistes issus de cultures diverses. Parallèlement, les artistes et les organisateurs de spectacles venus de partout dans le monde découvrent au travers des créations sélectionnées les arts vivants taïwanais dans toute leur réalité et leurs potentialités.

Cette présence annuelle permet aux compagnies de sortir de leurs frontières pour rencontrer un public international et de présenter leurs créations aux professionnels de théâtre. En outre, elle facilite les contacts avec des compagnies issues du monde entier et permet ainsi une interaction très riche, nourrie d’échanges artistiques et culturels. Enfin, elle permet d’organiser avec des institutions culturelles des tournées internationales et de lancer des projets de collaboration. Dans ce contexte, de nombreuses tournées de spectacles de styles très divers ont été organisées à la suite de la participation des compagnies taïwanaises au OFF : Floating Flowers par B.DANCE, How Long Is Now? par FOCA, La potion de réincarnation par Jin Kwei Lo Puppetry Company, The Hole par Shu-Yi & Dancers, La Naissance par Flying Group Theatre, etc.
Le ministère de la Culture a été fondé le 20 mai 2012 dans le but de centraliser la gestion, les ressources et les ressources humaines relatives à la culture et d’intégrer les affaires culturelles initialement réparties dans différents organismes gouvernementaux. Par-dessus tout, le ministère se doit de créer un cadre culturel riche pour le pays, d’éveiller les consciences sur la nécessité de préserver le patrimoine et de faciliter la participation culturelle des citoyens pour que l’ensemble des Taïwanais puissent être acteurs et spectateurs de la culture taïwanaise sans distinction de classe ou d’origine, démontrant ainsi la force culturelle de la nation.

En plus du patrimoine, de la littérature, du développement communautaire, des installations culturelles, des arts du spectacle, des arts visuels, des industries de créativité culturelle et des échanges culturels, le ministère de la Culture a la charge du secteur de l’édition, de la musique pop, du cinéma et de la radio et télédiffusion. Il compte aujourd’hui sous sa tutelle 8 départements internes aux missions spécifiques (outre 6 bureaux de services généraux), 2 bureaux connexes qui contribuent respectivement à l’industrie audiovisuelle-musicale et au patrimoine, 19 institutions affiliées, 1 établissement public en charge des trois principaux centres des arts du spectacle du pays, ainsi que 16 bureaux installés dans 13 pays étrangers.

La politique culturelle du ministère de la Culture est axée sur la protection de la liberté de création artistique et culturelle ainsi que sur la mise en place d'un système solide pour la soutenir, sur l'innovation culturelle et la préservation du patrimoine, et sur la promotion de l'image de marque nationale de Taïwan. Ces trois axes principaux, dont la source est le peuple, constituent le fil conducteur de la philosophie du ministère de la Culture.

C’est dans cette logique que, outre la protection de la liberté de création et la mise en œuvre des droits civils à la culture, le ministère met d’abord en place un système de soutien cohérent pour encourager les artistes émergents et apporter une aide substantielle aux créateurs. Il s'agit notamment de développer les plateformes d'échanges culturels et d'expression individuelle afin de créer un meilleur environnement pour le développement des secteurs artistique, culturel et créatif. Par ailleurs, tout en assurant son rôle de maillon interministériel au sein de l’État, le ministère continue toujours à promouvoir l’égalité des sexes, l'intégration ethnique et toute autre politique propice à la diversité culturelle.

Deuxièmement, dans le but de favoriser la transmission des connaissances locales ainsi que de renforcer la vitalité communautaire, le ministère s’efforce également de promouvoir une politique axée sur le développement communautaire et la préservation du patrimoine culturel, pour que la reconstruction des sites historiques et la sauvegarde des actifs immatériels contribuent à l'accumulation d'un capital culturel favorisant le développement régional.

Et enfin, tout en considérant que la culture est le meilleur vecteur d'amitié au niveau international, le ministère continue à encourager l'internationalisation de la production artistique et culturelle de Taïwan et de rechercher des alliances intersectorielles en associant des entreprises artistiques et culturelles à celles de différents secteurs. Grâce à ces efforts, le ministère continue d'accroître le pouvoir global d'innovation des industries culturelles et créatives, ainsi que leur capacité à rivaliser et à se raconter, renforçant ainsi le soft power et l'influence culturelle de Taïwan. Outre que cette offre culturelle permet de renforcer la visibilité de Taïwan au sein de la communauté internationale, cette politique contribue à la multiplication des échanges et des partenariats internationaux du pays.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le site officiel du ministère.
Le Centre culturel de Taïwan en France, établi en 1994 par le ministère de la Culture auprès du Bureau de Représentation de Taïpei en France, est le premier organisme culturel taïwanais créé en Europe. Situé au cœur de Paris, dans le quartier culturellement très riche de Saint-Germain-des- Prés, à deux pas du musée d’Orsay, il a pour vocation de promouvoir, sur la base des valeurs universelles qui s’expriment à travers la culture et les arts taïwanais, des programmes d’échanges et de coopération artistique et culturelle entre Taïwan et la France, ainsi qu’avec les autres pays européens. Cette action en direction des artistes et professionnels de la culture et des arts, mais aussi du grand public, vise d’une part à donner plus de visibilité à la culture taïwanaise, mais aussi à favoriser le développement de l’économie culturelle, entre autres par le biais des nouveaux médias et de l’internet.

Pour faire connaître en Europe la diversité et la richesse de la culture taïwanaise, favoriser le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle et créer un cadre propice aux relations internationales et culturelles, le Centre culturel de Taïwan s’efforce de promouvoir les échanges dans les domaines des arts de la scène, des arts visuels, de la littérature, de l’édition, du cinéma, de la musique et de la création artistique en général. C’est le sens des coopérations que le Centre entretient depuis de nombreuses années avec des institutions phares de la scène internationale des arts, tels le Centre Pompidou, le Musée national des Arts asiatiques - Guimet ou encore le Musée du quai Branly - Jacques Chirac. Il intervient aussi pour assurer une participation taïwanaise aux grandes expositions et festivals artistiques internationaux qui se tiennent en France : Salon Meuble & Objet Paris, Salon Révélations des métiers d’art et de la création internationale au Grand Palais, Rencontres de la photographie d’Arles, Festival d’Avignon, Festival de cinéma des Trois Continents de Nantes, Festival de Cannes, Festival international de cinéma de Marseille, Festival de la BD d’Angoulême, Festival international du film d’animation d’Annecy, etc.

Soucieux également d’inscrire les échanges avec ses partenaires français dans la durée, le Centre culturel de Taïwan a conclu des accords de coopération bilatérale avec le Centre national du cinéma et de l’image animée, avec l’Institut de recherche et coordination acoustique / musique (IRCAM) du Centre Pompidou, avec le Musée du quai Branly - Jacques Chirac et avec le Lieu unique à Nantes.

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