[Danse]
Tschüss !! Bunny
LIU Yen-Cheng
(劉彥成)
Durée|25 min
Lieu|Théâtre La Condition des Soies
Présentation de la pièce

«Une magistrale démonstration du chorégraphe Yen Cheng Liu dans un langage corporel unique ! A voir ! » Safia Bouadan, L'Onde Bleue, le 21 juillet 2015

«Bye, bye ! Le lapin est une allégorie de la vie en miniature. Dans ce spectacle, il est projection de et réflexion sur un événement survenu à un certain moment de ma vie. C’est dans le métro berlinois qu’il m’est soudain apparu que l’exclamation « Tschüss ! Bunny », soit « Bye, bye !! Lapin », était homophone du chinois « tchu-sse ba ni » (去死吧你), soit « Va crever ! ». Comme si la belle connotation affective de l’expression originale se transformait en son contraire. Mais en même temps, j’ai senti que les deux lectures opposées étaient en résonance dans la mesure où il s’agit dans les deux cas de prendre congé. Prendre congé, dire adieu, c’est ce que nous faisons à chaque instant de notre existence. Chaque seconde, nous nous séparons de nous-mêmes et saluons la venue d’un moi nouveau. C’est ce qu’exprime le spectacle, par une technicité corporelle minimaliste, mais cumulative d’infimes gestes quotidiens qui finissent par s’articuler en trame dramatique.»                                                                      — LIU Yen-Cheng


 

                                                                                             

« Bye, bye !! Lapin » est la traduction de « Tschüss !! Bunny » qui sonne en chinois comme « tchu-sse ba ni » (去死吧你), autrement dit : « Va crever ! », façon violente de notifier une séparation. LIU Yen-Chen joue sur l’ambiguïté de cette similitude sonore pour rapprocher l’une de l’autre les deux notions de mort et d’au-revoir. Dans son écriture chorégraphique se révèle pleinement l’opposition, voire la contradiction, entre l’abandon du moi ancien et l’accueil du moi nouveau, entre l’adieu à la vie passée et le commencement d’une vie nouvelle.

À papier-caillou-ciseaux, qu’importe de perdre ou de gagner, nous nous battons pour un peu de terre, mais ce n’est qu’illusion. Cet homme d’un blanc immaculé que la femme attend n’est qu’illusion ; finalement l’homme apparaîtra couvert de boue et, en plus, la femme devra le nettoyer. Les couches de vêtements visibles, invisibles, abstraits, sont enlevées successivement et finalement, hommes et femmes, dans toute leur nudité naturelle, s’avancent avec audace vers le public, sans cacher leurs attributs sexuels. Mais, le sentiment « Tu meurs et moi je vis », est lui véritable ; l’état d’esprit de la femme qui attend péniblement est lui aussi véritable ; la franchise audacieuse des corps nus est elle aussi véritable.

Mais qui est celui à qui nous disons adieu ? Qu’est-ce que représente le "lapin" ? Pourquoi nous mettons-nous en colère ? Et dans quel but souffrons-nous ? Quel est le but de nos combats ? Y a-t-il de la place, et quelle place, pour un peu de sérénité ? Être observé, en même temps observer, rire et se réjouir, se battre, frapper et pardonner.

Continuer à vivre, est-ce la seule façon de régler les problèmes ? Ou encore, est-ce que je ne peux que permettre à la fuite du temps et de l’espace de m’amener vers un autre moi-même ?

Et cet autre moi-même, qui est-il ? Et qui deviendra-t-il ?
Dans la vie, quelles sont les choses auxquelles il faut vraiment dire adieu ? Tout cela n’est peut-être pour nous qu’un prétexte pour tourner en dérision la vie qui se déroule sous nos yeux ?

Le corps nu que tu vois est dans une nudité sans fard, mais se pourrait-il que cette nudité ne soit qu’une autre forme d’emballage ? La réalité qui s’étale sous nos yeux, est-ce la tienne ou est-ce la mienne ?

Avec Tschüss !! Bunny, Liu Yen-Cheng s’écarte délibérément des sentiers battus de la chorégraphie. Il impose aux corps des danseurs une extrême minutie de mouvements, une précision dans des tout petits gestes qu’il semble avoir collectés çà et là dans la vie de tous les jours avant de les assembler en un message scénique cohérent. En explorant l’entre-deux de la danse et de simples mouvements, il élabore un langage chorégraphique nouveau, expressif et clair, qui nous fait comprendre les hésitations et interrogations du personnage mis en scène.

 
Principales tournées internationales 

2017   APAP 17th Contemporary Dance Showcase:Japan + East Asia, New York, USA
2016   Tua-Tiu-Tiann International Festival of Arts, Taipei, Taïwan
2016   Internationale Tanzmesse NRW, Düsseldorf, Allemagne
2015   d’MOTION International Dance Festival, Selangor, Malaisie
2015   Weiwuying Arts Festival, Kaohsiung, Taïwan
2015   Festival OFF d’Avignon, Avignon, France
2014   Beta Publica, Madrid, Espagne

Distribution

Chorégraphe| LIU Yen-Cheng
Interprètes|TIEN Yi-Wei, CHIEHNTzu-Ting, YU Wan-Lu, LEE Ming-Cheng, LIAO Cheng-Chi
Régie générale | LIN Yi-Chieh
Administration| TSAI Yi-Ying, LIN Hsiu-Yu

 

Contact

LIU Yen-Cheng
E-mail: duashinte@gmail.com

Galerie
La presse en parle
14/07/2015
Unlimited soul et Tschüss!! Bunny (****)

[…]ce spectacle de danse-théâtre a un titre bien trouvé qui, une fois prononcé, sonne en chinois comme "va crever". Le sujet est posé, la pièce très dynamique repose sur le thème de la séparation et du renouveau: un couple de danseurs s'affronte sur scène dans un va et vient gestuel et corporel, mêlant humour et théâtralité.

Johan Barthélemy

這部舞蹈劇場演出的標題極為逗趣,其發音近似中文的「去死」,貼切地點出舞作的意涵。這齣充滿活力的作品,透過舞台上一對舞者肢體與身段上的爭鋒相對、你來我往,探討分離與重生,既幽默又富戲劇性。

21/07/2015
"Tschüss !! Bunny" DU 5 au 25 juillet 2015 au Théâtre La Condition des Soies (Avignon)[…]

Une magistrale démonstration du chorégraphe Yen Cheng Liu dans un langage corporel unique ! A voir !

Sofia Bouadan

編舞家劉彥成運用獨一無二的身體語彙,展現精采絕倫的表演 !必看無疑 !

13/07/2015
BALLETS TAÏWANAIS

Émouvant et fascinant, un ensemble qui ne laisse pas indifférent.

Nicole Bourbon

令人感動且驚艷連連,難以忘懷的一場演出。